
Synonymes :
chevalier, jaunet, canari, bidaou
Chapeau :
de 5 à 10 cm, hémisphérique puis convexe se creusant
parfois, à marge ondulée et parfois striée, de
couleur jaune vif à jaune olivacé, se couvrant
ensuite de squamules ochracées donnant un aspect
fibrilleux au centre ou sur l'ensemble de la surface
Lames :
échancrées, larges (environ 1 cm) et serrées, de
couleur jaune citron à jaune soufre
Anneau :
néant
Pied :
ferme et trapu, fibrilleux, s'épaississant souvent
vers la base, de même couleur que le chapeau
Exhalaison :
nulle à faiblement fongique, parfois terreuse à
moisie sous les lames
Période de cueillette
: à
partir de la fin de l'été mais surtout en automne,
jusqu'aux premières gelées
Biotopes :
principalement dans les bois de conifères,
appréciant la couverture des pins et épicéas, plus
rarement sous les feuillus, sur sols acides et
sableux
Confusions :
possible avec tricholoma auratum de
dimensions plus importantes surtout présent dans les
pinèdes sableuses mais aussi avec le
tricholome soufré,
le
cortinaire
resplendissant
le
cortinaire triomphant,
voire la
pholiote remarquable
Famille :
tricholomatacées
Nom scientifique :
tricholoma equestre
Commentaires
La
chair est jaune et les spores sont blanchâtres à
jaunâtres. Se développant en groupes de quelques
individus, souvent dans les zones moussues, il est
plus fréquent près des côtes et se fait plus rare à
l'intérieur du pays. Il est parfois caché sous la
litière des aiguilles de pin et ne se devine qu'à la
bosse qu'il forme sur celle-ci pour en émerger. La
confusion est peu probable avec les cortinaires pour
peu que l'on remarque l'absence de cortine sur le
tricholome. Ce champignon avait par le passé une
réputation de très bon comestible mais ces dernières
années lui ont valu d'être classé dans les espèces
toxiques. Un certain nombre de rapports de toxicité
grave, voire mortelle (12 cas d'empoisonnements
recensés de 1992 à 2000 dans le Sud-ouest de la
France dont 3 cas mortels), lors de dégustations
rapprochées ou volumineusement importantes tendent à
le considérer désormais comme dangereux et à laisser
sur place.
En
effet, ces notions de volume supportable par
l'humain étant sujettes à variations en fonction de
sa morphologie et de son état de santé, il est plus
prudent de s'abstenir. Le temps de latence de
l'empoisonnement (de 24 à 72 heures) peut laisser
croire que le nombre d'accidents relevés
officiellement est plus important dans le temps que
ceux annoncés car la relation de cause à effet est
très difficile à affirmer sans examen médical
approfondi. Par ailleurs, les symptômes
d'intoxication n'étant pas ou peu d'ordre digestif,
cette relation est d'autant plus malaisée. Douleurs
musculaires, surtout au niveau des hanches et des
épaules, fatigue musculaire anormale et sueurs sans
fièvre sont des signes qui devront faire l'objet
d'une consultation médicale urgente si le patient a
ingurgité des tricholomes équestres dans les 3 jours
qui précèdent.